Ecrire

D’ailleurs, pourquoi j’écris ? La question peut paraître absurde et pourtant, je me la suis posée plus d’une fois !

Est-ce un besoin vital, une lubie, un plaisir, un passe-temps comme un autre? Non, non, non et non !

Alors pourquoi écrire?

  • Raconter des histoires : Plus que tout, j’aime me raconter des histoires et me suis mise à les coucher sur le papier. « Que se passerait-il si…? », est une question que je me pose fréquemment dans la vie de tous les jours. Souvent à partir d’un fait anodin surgit alors une situation, un déroulement, un personnage, un dénouement,… qu’il faut absolument que je décrive, c’est plus fort que moi !
  • S’exorciser : Renouer avec la bête sauvage est la seconde raison pour laquelle j’écris, celle-ci est primordiale ! Je ne parle jamais de ma personne ni de ma vie dans mes écrits mais j’explore à souhait mon côté sombre, ce pan de ma personnalité enfoui, caché, dompté dans la vie de tous les jours que je laisse ressurgir à travers le thriller, l’horreur et quelquefois la science-fiction.
  • Être lue : Voilà une raison qu’elle est bonne ! Mais dans mon cas, être lue n’a pas toujours été un moteur. C’est en partageant des nouvelles sur des sites dédiés que je me suis aperçue que le plaisir d’écrire réside également dans celui d’être lue (commentée/partagée/encouragée). Ce partage est devenu une belle motivation pour m’asseoir devant ma feuille blanche les jours sans grands élans.
  • Prendre du plaisir : Qu’on soit doué ou non pour l’écriture, le plaisir que l’on prend doit être primordial ! Le mien réside dans l’écriture du premier jet, lorsque les idées fusent et que je les jète sur papier comme elles viennent, sans réfléchir. Ensuite vient la période de décantation. A ce moment là, je vous assure que je rame pour trouver le bon mot, la bonne tournure de phrase, … D’ailleurs je passe les 3/4 de ma vie d’auteur à me corriger, c’est dire ! Dans ce contexte, il n’est pas difficile de se décourager. Mais lorsque je suis enfin satisfaite de mon texte, ce plaisir est incommensurable.
  • Faire ressentir des émotions : Un auteur peut écrire dans le but de faire passer une émotion, un sentiment, de toucher ses lecteurs, de provoquer quelque chose en eux. Je ne suis pas de ceux-là car très honnêtement, je ne pense ni au lecteur ni à l’histoire que je suis en train de raconter en ces termes. J’écris dans un premier temps pour raconter quelque chose qui a provoqué une émotion en moi (un doute, un frisson, une interrogation, une peur panique, un dégoût, …). L’émotion dès lors ressentie n’engage que moi. J’espère seulement être capable de trouver les mots justes afin de servir au mieux le récit. Libre à chacun ensuite de l’interpréter, le penser, le ressentir à sa manière.
  • La célébrité, la postérité, l’argent,… sont autant de moteurs possibles. Après tout, il n’est pas interdit de rêver ! Mais lorsqu’on se met à la tâche sérieusement, on se rend vite compte qu’on n’est pas tout seul à proposer ses écrits, que nombreux sont les auteurs talentueux, que tout (ou presque) a été écrit, que le monde de l’édition est cruel (99% de refus),… Si après tout ça, on écrit encore, c’est qu’on a une raison plus profonde de le faire et que qu’on n’est pas encore complètement mégalo !