L’imagerie d’Adrien Lioure

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Je découvre cette histoire pour le moins originale en compétition sur Fyctia et suis embarquée dès le premier chapitre !

L’histoire :

Alix apprend lors des dernières prises de son prochain film la mort de sa femme et de son enfant. Pour l’accompagner dans cette épreuve douloureuse, Alix peut compter sur Dolorius, sa Souffrance. Une Souffrance, un être à l’origine des maux et des douleurs des hommes. Mais face à la douleur si aigüe d’Alix, Dolorius n’a qu’une seule solution : rejoindre l’Imagerie, lieu mystérieux où reposent les âmes. Parviendra-t-il à troubler le cours du destin ?

Mon avis : 

Après lecture du résumé, on se dit que le roman sera sombre : et bien pas du tout ! En route vers l’Imagerie, Alix a l’intention d’y retrouver sa femme et son fils décédés. Accompagné de Dolorius, sa Souffrance, il croise des personnages haut en couleur que sont Soméphine, Morice, le Groom, le Président, …

J’ai aimé : 

L’alternance des points de vue, grâce auxquels l’auteur parvient à nous happer dès les premières pages.  Tous nous racontent leurs vies de spectres sous forme d’anecdotes croustillantes, souvent teintées d’humour.

En voici quelques exemples :

DOLORIUS, la Douleur :

« Je m’appelle Dolorius, et je suis (…) une Souffrance. En réalité, tout le monde me connait. (…) Ce petit tiraillement qui perturbe, parfois agresse, jusqu’à entamer les paix intérieures. Et bien ça, c’est moi. (…) Qu’on ne me prenne pas pour une ordure et encore moins pour un sadique, non. Personne n’imagine à quel point je suis nécessaire. (…) Sans moi, on n’aurait jamais le feu aux fesses. Voilà ce que je fais je mets le feu aux fesses. Je rends la vie un tantinet palpitante. Je crée du danger. Je place des obstacles. Je fais de mes clients, des aventuriers. »

SOMEPHINE, le Sommeil :

« -L’excès de sommeil fatigue-, qu’il disait. Il n’était pas tarte, ce type là. C’est exactement ce qui se passe dans ma zone. (…) Ici, on m’appelle le Marchand de sable, je crois bien. Jamais su pourquoi de sable. ça n’a rien grand-chose à voir avec la réalité, je tiens à le signaler. Certes, les yeux se ferment par réflexe quand on vous fout du sable plein la tronche, mais vous risquez pas de ronfler de suite après. M’enfin c’est plus simple comme image. On comprend tout de suite. Moi, je fais dormir les gens. Et mes gens à moi, ils dorment bien, même trop. »

MORICE, la Mort :

« Personne ne m’aime. Tout le monde me rejette. Et pourtant, l’on finit toujours par me croiser. A un moment ou à un autre, on meurt. (…) On pourrait m’accuser, me trouver horrible terrible même, mais chacun son job dans l’histoire. (…) J’ai bien essayé d’être agréable, réconfortant, et très patient. Je reste l’ennemi public numéro 1. (…) Franchement, ça devient déprimant. Pas un mort ravi en dix siècles de métier. »

J’ai également aimé l’originalité du récit. Etant une grande fan de Thrillers, je dois dire que cette lecture me change d’univers et j’en ressors ravie !

La fin est surprenante. Je m’attendais à tout, dont celle là, mais l’auteur l’a joliment amenée !

J’ai moins aimé : 

Les quelques longueurs présentes vers le milieu du récit seront mon seul bémol.

Un roman original, captivant, émouvant et drôle à la fois.

Les + : 

L’imagerie a obtenu le prix coup de coeur sur Wattpad en 2016.

L’auteur : je tiens à saluer Adrien Lioure, jeune auteur de 24 ans qui met tout en oeuvre pour faire connaitre son histoire auto-publiée. Quelques refus de maisons d’édition ne l’ont pas découragé, au contraire ! Il bataille désormais seul sur plusieurs fronts : celui de l’auto-édition, mais également sur différents sites de partages tels que WATTPAD et FYCTIA. Son roman participe également aux INDES AWARDS 2017 organisés par FASTFRAME.

Bonus : 

AMIS LECTEURS,

L’imagerie est toujours en compétition sur Fyctia à la cinquième position. Vous pouvez y lire gratuitement ses 23 chapitres publiés et éventuellement y soutenir l’auteur à travers vos votes.

ADRIEN SOUT

AMIS CHRONIQUEURS : 

L’auteur s’est récemment inscrit sur le site « Simplement » en vue d’y partager son roman pour chroniques.

Retrouvez-le ici :

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