Madeleine

 

Madeleine a peur des peines de cœur

Elle connaît les chagrins dont on ne se remet jamais

 

Madeleine chante, chasse les silences

Elle charme, acère ses armes

Elle sait

 

Faire de son corps son plus bel atout

Attiser, les yeux doux

Et tournoient, se fourvoient

Les vautours

 

Elle aimerait les planter au cœur

Qu’ils sentent sa douleur

L’âme en peine Madeleine

S’introduit dans l’arène

 

Houhou

Aux loups

 

Madeleine recense leurs nombreux silences

Doux-amers, sous leurs airs honnêtes des mythes éphémères

 

Madeleine au large s’arme de courage

Et debout, elle les soumet

A genoux

 

Elle les asservira sous le joug

Son pouvoir elle en joue

Amorcée, effrénée, se déchaîne

 

Pourvu qu’ils soient à corps éperdus

La morale au salut

Elle aura tout bientôt leurs peaux

Se sont de beaux salops

 

Houhou

Des loups

 

Madeleine ignore qu’elle agit à tort

A travers, elle se mue en demoiselle légère

 

Madeleine va-t-elle y laisser ses ailes

A vouloir dans l’illusoire

S’épancher

 

Elle capturera les plus beaux

Les lâchera en lambeaux

A mesure ses blessures pansera

 

Puis l’un d’eux lui parlera d’amour

A mots doux, de toujours

Et sans appel, Madeleine

Rêvera de plus belle

 

Houhou

Au loup